Ateliers Créatifs

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Le journal d’ART

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Atelier créatif

 

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Les bienfaits de l’art

L’éducation aux arts est un facteur de réussite scolaire et sociale.

Décrochage moindre, meilleures notes et meilleures perspectives d’emploi sont relevés dans une étude de la firme de recherche canadienne Hill Strategies

L’art à l’école, un facteur de réussite ? Peut-être bien que oui. Une étude publiée par la firme de recherche canadienne Hill Strategies démontre que l’éducation aux arts chez les jeunes améliore non seulement les résultats scolaires des élèves plus défavorisés, mais augmente leurs chances de réussite professionnelle une fois adulte et en fait des citoyens plus engagés dans leur communauté.
La conclusion découle d’une analyse effectuée par le groupe Recherche sur les arts, qui a examiné en profondeur cinq méta-analyses réalisées ces dernières années en Angleterre, en Australie et aux États-Unis. La plus récente, effectuée en mars dernier par le National Endowment for the Arts (NEA) américain à partir de quatre bases de données des ministères de l’Éducation et du Travail, constate que les jeunes des classes les plus démunies sont ceux qui semblent tirer le plus profit de l’exposition aux arts en bas âge et à l’adolescence.

L’impact positif se répercute non seulement sur la réussite scolaire liée aux arts, mais sur les aptitudes rédactionnelles, la compréhension des mathématiques et le dossier scolaire global. L’étude trace même une corrélation entre l’initiation à la chose culturelle et de meilleurs taux de diplomation au secondaire, au collège et à l’université pour les élèves de milieux pauvres.

«Que les élèves aient participé à des activités artistiques à l’école, ou en parascolaire, plus le seuil d’exposition aux arts est élevé, plus l’impact semble important sur la réussite scolaire des élèves de milieux socio-économiques à risque», a expliqué hier Kelly Hill, le président de Hill Strategies et auteur de l’analyse.

L’intérêt des données colligées par le NEA est d’avoir pu suivre l’évolution de jeunes élèves pendant plusieurs années, notamment de la maternelle à l’âge de 13 ans pour une des bases de données, de 14 à 26 ans, de 16 à 20 ans, puis de 23 à 27 ans pour les trois autres bases de données.

Sus au décrochage

Les chiffres sont surprenants. Des exemples. Le taux de décrochage au secondaire atteint 22 % chez les élèves privés d’exposition aux activités culturelles, contre seulement 4 % de leurs collègues initiés aux arts à l’âge scolaire. Plus tard dans leur parcours, 71 % des élèves défavorisés initiés à l’art ont réalisé des études collégiales après le secondaire (high school), contre seulement 48 % des élèves de même niveau socio-économique dépourvus du même accès. Les élèves considérés à risque étaient plus que deux fois plus nombreux à avoir obtenu un diplôme collégial s’ils faisaient partie de la cohorte la plus exposée aux arts dans l’enfance (39 % contre 17 %).

Au niveau universitaire, seulement 6 % des jeunes provenant de milieux défavorisés parviennent à obtenir un baccalauréat, constate l’étude du NEA. Mais ce taux grimpe à 18 % chez ceux qui avaient pu participer à des activités culturelles en bas âge.

«L’art fonctionne», résume en guise d’introduction à l’une des études-chocs Rocco Landesman, le président du NEA, déplorant que depuis 40 ans, les arts soient de plus en plus évacués du cursus scolaire des élèves américains au profit des sciences ou de cours d’anglais.

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